Alimentation, santé, écologie
Le mot "bio" vient de l'agriculture biologique.
Il signifie que les produits que nous mangeons ou utilisons ne contiennent aucun élément chimique de synthèse fabriqué par l’homme. Les produits bio sont cultivés, fabriqués de manière naturelle ; l’intervention de l’homme est une collaboration avec la nature dans la combinaison des éléments de celle-ci ( engrais vert - rotations - plantes compagnes - ennemis naturels des parasites - ... ).
C'est une méthode de culture qui n’utilise pas de produit chimique de synthèse, c’est à dire fabriqué par l’homme. On peut dire que l’agriculture biologique est une agriculture naturelle comme la pratiquaient nos ancêtres.
La spécificité du mode de production biologique exige le respect des mentions spécifiques minimum suivantes sur les étiquettes :
- La référence au mode de production « Agriculture Biologique ».
- Le nom et/ou le numéro d’agrément de l’organisme certificateur.
- Le pourcentage précis d’ingrédients agricoles biologiques lorsque les produits finis en contiennent entre 70 % (le minimum légal) et 95 %. Pour utiliser le logo AB, un minimum de 95% est requis.
La tolérance de 5 % concerne des ingrédients comme le sel marin qui ne sont pas issus de l’agriculture biologique mais sont des produits naturels sans produit chimique de synthèse rajouté par l’homme.
Les fondements de l’agriculture biologique, basés sur la non utilisation de produits chimiques de synthèse, ont été traduits en des règles rigoureuses :
- principes de production, de préparation et d’importation,
- listes positives de produits utilisables (fertilisation, traitements, transformation…),
- définition des pratiques par type d’élevage,
- principes de contrôle, de certification, de sanction et d’étiquetage.
Pour être commercialisé comme issu de l’agriculture biologique, tout produit doit avoir été contrôlé et certifié par un organisme de contrôle agréé par les pouvoirs publics.
A ce jour, les six organismes de contrôle agréés en France sont Aclave, Agrocert, Ecocert, Qualité France, SGS et Ulase.
Tout opérateur (agriculteur, préparateur, distributeur ou importateur) doit également déclarer son activité chaque année auprès des pouvoirs publics. Depuis 2003, cette notification se fait via l’Agence BIO.
Le ou les contrôle(s) annuel(s) (qui peuvent aller jusqu'à 4 ou 5 pour certains préparateurs) portent sur l’ensemble du système de production : parcelles agricoles, lieux de stockage, transformation, comptabilité matière, conformité des recettes et produits correspondants, garanties données par les fournisseurs, étiquettes…
Des prélèvements pour analyse peuvent être effectués afin de vérifier la non utilisation de produits interdits (pesticides, OGM…).
Un certificat est délivré par l’organisme certificateur pour les produits jugés conformes à la réglementation en vigueur au vu des résultats des contrôles.
La réglementation actuelle du mode de production biologique ne définit pas les règles de transformation en cosmétiques.
En attendant une réglementation publique, les cosmétiques biologiques font donc actuellement l'objet de cahiers des charges associés à des marques privées.
Il en existe principalement deux en France :
- Nature et Progrès
- Cosmebio
Chacune de ces marques a ses exigences propres en ce qui concerne la qualité des matières premières (bio pour celles d'origine agricole) et du type d'ingrédients et de conservateurs autorisés.