Alimentation, santé, écologie
L’association entre une exposition à la benzidine et un risque élevé de cancer de la vessie est connue depuis les premières décennies du 20ème siècle. Malgré les difficultés d’interprétation en raison de l’exposition concomitante à d’autres amines aromatiques ou à des impuretés, les preuves sont considérées aujourd’hui comme suffisantes.
La diminution de l’incidence de nouveaux cas chez les salariés exposés après 1950, date à laquelle des mesures de prévention ont permis de réduire très nettement l’exposition en a encore apporté une preuve supplémentaire.
La pénétration du produit peut se faire par voie orale (mains souillées), respiratoire et surtout cutanée. L’effet cancérogène est retardé dans le temps avec un temps de latence particulièrement long (16 à 18 ans d’après les études épidémiologiques).
D’autres dérivés aminés et nitrés des hydrocarbures aromatiques sont également classés cancérogènes