Proverbe indien

Fais du bien à ton corps si tu veux que ton âme ait envie d'y rester longtemps

Thé

Dimanche 13 avril 2008

1-    Sur le cœur

 

Le thé, consommé régulièrement, agit positivement sur le taux de cholestérol total en faisant baisser le taux de cholestérol LDL (le mauvais) et augmenter le taux de cholestérol HDL (celui qui protège les artères).

Cela a pour effet de faciliter la circulation du sang.

La tendance à la formation de caillots sanguins diminue, et avec elle le risque d’occlusion artérielle. Le thé contribue ainsi à éviter l’artériosclérose et à diminuer l’hypertension artérielle.

 

2-    Sur la cavité buccale

 

Les caries sont l’une des affections les plus courantes.

En raison de sa teneur élevée en fluor, substance minérale très importante pour la dureté de l’émail, le thé, surtout vert, peut avoir un effet préventif.

De plus, les substances immunostimulantes qu’il contient (vitamine C, tanins et flavonoïdes) soulagent rapidement les maux de gorge.

En cas de gingivite, l’acide tannique resserre les vaisseaux sanguins, ce qui a pour effet d’arrêter les saignements.

En stimulant la sécrétion de salive, le thé vert empêche les acides nocifs de se développer dans la cavité buccale, ce qui permet par la même occasion d’éviter les problèmes de mauvaise haleine.

 

3-    Sur l’intestin

 

Action préventive : par l’action des polyphénols qu’il renferme, le thé contribue au bon développement de la flore bactérienne intestinale, plus particulièrement des lactobacilli et bifidobacteria. Ces bactéries sont indispensables pour assurer la bonne santé de l’intestin et du transit.

Action curative : l’action anti-inflammatoire et antibiotique des saponines et des flavonoïdes que le thé contient permet la résolution des inflammations dans la région gastro-intestinale. Il s’avère particulièrement utile en cas de diarrhées, de troubles gastriques (par exemple de gastrite), d’aigreurs ou de manque d’appétit.

 

 

4-    Sur la vigilance

 

La consommation de thé est associée à une augmentation rapide de la vigilance et à un traitement rapide de l’information par le cerveau. S’il est pris régulièrement, il évite les baisses de vigilance et de performance dans la journée. Cela est dû à la caféine qui a un puissant effet sur le système nerveux central, le cœur et le foie. Elle stimule l’esprit et favorise la contraction musculaire. Elle a aussi une action diurétique.



5-    Contre les refroidissements et la grippe

 

De nombreuses études ont montré l’action immunostimulante du thé, notamment du thé vert.

Elle s’explique par la teneur élevée en vitamine C.

La vitamine C étant hydrosoluble, l’organisme ne peut pas la stocker. Il faut donc des apports réguliers par l’alimentation. Les saponines et les flavonoïdes contenues dans le thé ont une action antibactérienne et anti-inflammatoire.

 

De plus, une des catéchines présentes dans le thé vert ainsi que la théaflavine sont capables d’inactiver le virus de la grippe.

Il est donc préconisé de boire du thé pendant la maladie afin de mettre le plus longtemps possible le virus de la grippe avec la molécule active du thé.

 

6-    Contre la diarrhée

 

Du fait de sa teneur élevée en minéraux, le thé vert est très efficace pour compenser les pertes dues à la déshydratation.

De plus, les catéchines du thé présentent des actions anti-bactériennes et s’attaquent notamment aux micro-organismes responsables de la diarrhée. Il est donc conseillé en cas de diarrhée de boire plusieurs fois par jour un thé vert léger.

 

7-    Contre les calculs rénaux

 

Le thé, parmi d’autres boissons, joue certainement un rôle de prévention des calculs rénaux. Plusieurs études vont dans ce sens. En effet, il est recommandé de beaucoup boire pour éviter la formation de calculs rénaux.


* D’après une étude de 6 ans menée par le département d’épidémiologie de Boston sur 45 289 hommes âgés de 40 à 75 ans, dont 753 ont eu des calculs rénaux pendant l’étude, on a noté que le risque de formation des calculs diminuait de 14 % chez les personnes buvant 240 ml de thé par jour par rapport à ceux qui ne boivent que de l’eau.


* La même étude a été menée pendant 8 ans par la même équipe chez les femmes, cette fois. 81 093 femmes ont été suivies. Au cours des 8 ans, 719 d’entre elles ont souffert de calculs rénaux. Il s’est avéré que le risque d’avoir des calculs diminuait de 8 % chez les buveuses de thé (240 ml par jour) par rapport aux buveuses d’eau.

 

8-    Contre les affections cutanées

 

Le thé vert contient plusieurs principes actifs qui favorisent la régénération cellulaire de l’intérieur et rendent la peau moins vulnérable aux agressions de l’environnement.

Les tanins la protègent contre les infections.

Les saponines inhibent les inflammations (eczéma), soulagent les rougeurs (coups de soleil) et calment les démangeaisons.

Le thé vert augmente en outre la capacité de la peau à retenir l’eau, ce qui permet d’éviter le dessèchement cutané.

 

9-    Contre la goutte

 

La goutte est une malade qui se caractérise par une surcharge de l’organisme en acide urique.

Le thé vert étant un aliment alcalin, il contribue à faire baisser la proportion d’acides dans l’organisme et notamment le taux d’acide urique, effet encore accru par son action diurétique.

 

10-Contre l’anxiété

 

La caféine du thé améliore l’humeur et réduit l’anxiété 30 à 60 min après l’ingestion de boissons caféinées. Le thé est capable d’apaiser un individu stressé. En effet, le stress se manifeste par un resserrement des vaisseaux sanguins, notamment des extrémités. On repère l’état de stress grâce au syndrome bien connu des mains moites et froides.
Une autre raison de considérer le thé comme une boisson anti-stress tient au fait que généralement, boire une tasse de thé fait partie des bons moments.

Le thé est un moyen de faire une pause, de se déstresser en toute convivialité, de prendre son temps. Dans ce cas, le thé n’a pas une action physiologique sur le stress mais purement psychologique, ce qui n’est pas négligeable.


La théanine, un acide aminé se trouve dans le thé, joue un rôle important dans le stress : il module les niveaux de dopamine et de sérotonine, augmente la mémoire, améliore la capacité d’apprentissage et affecte les émotions.

 

11-Le thé et les antibiotiques

 

On parle de plus en plus du phénomène de résistance aux antibiotiques.

Le Dr Pilai a prouvé que certains agents antimutagènes (les catéchines contenues dans le thé vert par exemple) et d’autres antioxydants sont capables de supprimer ce phénomène.

 

12- Le thé et le fer

 

Les feuilles de thé contiennent des quantités appréciables de composés qui possèdent de puissantes propriétés antioxydantes, appelés polyphénols.


Les polyphénols contenus dans les feuilles de thé se lient au fer provenant de l'alimentation (la viande en particulier) et le bloquent dans l'intestin en formant des complexes insolubles, ce qui l'empêche d'être absorbé.


Le fer des aliments existe sous deux formes : la forme hémique est mieux absorbée par l'intestin que la forme non hémique qui provient de la nourriture animale (œufs, viande, volaille, poisson).

Il est donc conseillé de boire le thé en dehors des repas pour ne pas gêner l'absorption du fer. Cela est particulièrement indiqué pour les végétariens dont l'apport ferrique dans l'alimentation est plus faible, surtout à cause du manque de viande.

Ce conseil est également valable pour les personnes ayant un risque de déficience en fer tels que les femmes enceintes et les enfants. Ces catégories de personnes devraient même avoir recours à des suppléments de fer pour compenser celui qui aura été séquestré par les polyphénols du thé.


Une autre solution existe : ajouter du lait ou du citron (source de vitamine C) dans le thé afin de saturer ses ions, ainsi le fer restera libre et sera absorbé plus facilement. L'acide ascorbique présent dans le citron a le pouvoir d'inhiber l'activité chélatrice du fer en modifiant le pH du thé. Le lait agit différemment : les polyphénols du thé se lient aux ions dérivés du lait, ils ne sont donc plus disponibles pour lier le fer.


Les polyphénols du thé, grâce au noyau catéchol, sont de puissants chélateurs d'ions métalliques. Ils diminuent par exemple le niveau d'ions ferriques et ferreux libres dans la cellule. Ces ions sont indispensables pour la formation de radicaux d'oxygène libre.

Cet effet du thé sur l'absorption du fer peut être négatif pour les personnes atteintes d'anémie mais il peut être positif pour celles qui mangent trop de fer, puisque le fer superflu cause des dommages qui conduisent au cancer et autres maladies de cœur.

Un phénomène de société nous a montré que, dans les pays industrialisés, l'homme consomme beaucoup plus de viande rouge. Cette dernière est riche en fer et cela entraîne donc une augmentation de la fréquence des maladies chroniques où le stress oxydatif pourrait jouer un rôle. De plus, il semblerait que les femmes soient mieux protégées face à ce danger, cela grâce à leur menstruation.

Par VM
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Dimanche 13 avril 2008

Extraits du livre de David Servan-Schreiber : « Anticancer », aux éditions Robert Laffont :

 

Les cellules cancéreuses :

-         perdent l’obligation de mourir après un certain nombre de divisions (c’est l’apoptose) et deviennent donc « immortelles » ; […]

-         intoxiquent les tissus environnants avec des substances particulières qu’elles sécrètent ; elles créent une inflammation qui stimule encore plus leur propre expansion au détriment des territoires voisins ; […]

-         réquisitionnent les vaisseaux sanguins à proximité et les obligent à proliférer afin de fournir l’oxygène et les nutriments indispensables à la croissance de ce qui va rapidement devenir une tumeur : c’est l’angiogenèse. […]

 

Dans la nature, face aux agressions, les végétaux ne peuvent ni fuir ni se battre. Pour survivre, ils doivent s’armer de molécules puissantes capables de les défendre contre les bactéries, les insectes et les intempéries. Ces molécules sont des composés phytochimiques aux propriétés antimicrobiennes, antifongiques et insecticides qui agissent sur les mécanismes biologiques des agresseurs potentiels. Les végétaux ont aussi des propriétés antioxydantes pour se protéger de l’humidité et des rayons du soleil. […]

Le thé, qui pousse dans des climats particulièrement humides, contient de multiples polyphénols nommés catéchines. Parmi ces dernières, l’épigallocatéchine-3-gallate – ou EGCG – est une des molécules nutritionnelles les plus puissantes contre les mécanismes nécessaires à l’invasion des tissus et la formation de nouveaux vaisseaux par les cellules cancéreuses. Elle est détruite lors de la fermentation nécessaire à la fabrication du thé noir, mais elle est présente en abondance dans le thé resté « vert » (non fermenté). Après deux ou trois tasses de thé vert, l’EGCG est largement présente dans le sang et se répand dans tout l’organisme à travers les petits vaisseaux capillaires qui entourent et nourrissent chaque cellule du corps. Elle se pose à la surface de ces dernières et s’encastre dans les interrupteurs (les « récepteurs ») dont la fonction est de donner le signal qui permet l’invasion des tissus par des cellules étrangères, comme les cellules cancéreuses. L’EGCG est aussi capable de bloquer les récepteurs qui déclenchent la création de nouveaux vaisseaux. Les récepteurs ne répondent plus aux commandes que leur envoient les cellules cancéreuses – via les facteurs d’inflammation – pour envahir les tissus voisins et fabriquer les nouveaux vaisseaux nécessaires à la croissance des tumeurs.

Richard Béliveau et son équipe ont testé, dans leur laboratoire de médecine moléculaire à Montréal, les effets de l’EGCG du thé vert sur plusieurs lignées de cellules cancéreuses. Ils ont observé qu’elle ralentissait considérablement la croissance des cellules de la leucémie, du cancer du sein, de la prostate, du rein, de la peau et de la bouche.

Le thé vert agit aussi comme un détoxifiant de l’organisme. Il active les mécanismes du foie qui permettent d’éliminer plus rapidement les toxines cancérigènes de l’organisme. Chez la souris, il bloque même l’effet des cancérigènes chimiques responsables des tumeurs du sein, du poumon, de l’œsophage, de l’estomac ou du colon.

Enfin, son effet est encore plus frappant lorsqu’il est combiné à d’autres molécules couramment présentes dans l’alimentation en Asie. Par exemple, lorsque le thé vert est combiné au soja. Le laboratoire de nutrition et métabolisme de Harvard a montré chez la souris que la combinaison thé vert + soja multipliait les effets protecteurs de chacun pris séparément, et ce, autant pour les tumeurs de la prostate que pour les tumeurs du sein. […]

 

La libération des catéchines nécessite une infusion prolongée, au moins 5 à 8 minutes, de préférence 10 minutes.

Utilisation recommandée : infuser 2g de thé vert pendant 10 minutes dans une théière et consommer dans l’heure qui suit (au-delà de cette durée, les polyphénols disparaissent). Il est recommandé de consommer 6 tasses par jour.

Attention : certaines personnes sont sensibles à la caféine du thé vert et peuvent souffrir d’insomnie si elles en consomment après 16 heures. […]

Par VM
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Dimanche 13 avril 2008

Plusieurs études scientifiques chez l'animal et épidémiologiques chez l'homme mettent en évidence des propriétés dignes d'intérêt pour réduire les taux de lipides et de triglycérides plasmatiques.
Sur l'aorte de lapins soumis à un régime particulièrement gras, le degré d'athérosclérose est significativement diminué chez les animaux qui ingéraient du thé.
Chez des souris soumises à un régime riche en émulsion grasse, l'ingestion de catéchines (ECG et EGCG) extraites de feuilles de thé diminue le taux de cholestérol sérique. Cette réduction du taux de cholestérol est consécutive à une diminution de l'absorption du cholestérol exogène au niveau du tractus digestif.
Par ailleurs, plusieurs études épidémiologiques ont montré l'intérêt du thé pour faire baisser le taux de cholestérol :


En Norvège, l'étude a porté sur 9.856 hommes et 10.233 femmes de 39 à 49 ans et a permis de montrer une diminution moyenne de 0,21 mmol/l chez les hommes et de 0,15 mmol/l chez les femmes entre celles et ceux qui consommaient moins d'une tasse de thé par jour et ceux qui en consommaient cinq ou plus.

 

Au Japon : le British Medical journal a publié le 18/03/95 une étude épidémiologique de 2 chercheurs japonais. Ceux-ci ont mené leur étude sur les habitants d'une petite ville du Japon, dont la population est régulièrement examinée depuis 1986, et dont les habitudes alimentaires étaient depuis toujours largement portées sur le thé.
Sur une population de 1371 personnes âgées de plus de 40 ans, le taux de cholestérol total et de triglycérides serait significativement plus bas chez les grands buveurs de thé, avec une augmentation du bon cholestérol et une diminution du mauvais cholestérol, c'est-à-dire une réduction du risque d'athérome.


En Europe : les résultats de ces études sont en accord avec les observations des médecins de l'ARMA (Association pour le Recherche Médicale Asiatique). 1000 personnes, aux forts taux de cholestérol et triglycérides, en France, Italie, Espagne et Belgique, sont suivies et soumises à un traitement consistant en l'absorption d'1 à 2 litres de thé /jour pendant 2 à 3 mois.
Les observations de l’ARMA confirment l'action positive du thé Hao-Ling, une variété du Pu Erh, puisque le taux moyen de cholesterol est passé de 4,2 à 2,1 g/l pour 90,5% de la population, et celui des triglycérides de 2,8 à 0,85% pour 91% des personnes observées.


De l’importance de la qualité :

L'analyse ci-dessous des feuilles de thé justifie les règles ancestrales de la cueillette traditionnelle qui ne récoltait que les bourgeons et les trois premières feuilles.
Plus de 80 % des principes actifs se trouvent dans les meilleures feuilles. La cueillette dite impériale qui ne récoltait que le pekoe (c'est-à-dire le bourgeon) et une feuille a pratiquement disparu. La cueillette fine, rare de nos jours, comprend le pekoe et deux feuilles. Au delà de trois feuilles, la qualité du thé devient très moyenne. Pour augmenter les rendements, il est aujourd'hui fréquent de récolter jusqu'à dix feuilles et d'obtenir ainsi des thés de très médiocre qualité à bas prix.
La recherche scientifique confirme ainsi ce que la tradition et les savoirs populaires avaient observé : le thé est bon pour la santé et il est d'autant plus bénéfique qu'il est de qualité.

 

Il convient donc, pour obtenir des effets thérapeutiques, 
de boire des thés de qualités supérieures, 
tels ceux vendus dans les magasins bio.

 

D'autre part, lorsque l'on veut agir contre le cholestérol, le thé doit être préparé en décoction de 5 à 7minutes, et bu chaud après les repas. D'autant que le thé Pu Erh a aussi des vertus digestives incomparables, améliore le transit intestinal et réduit l’embonpoint.

Par VM
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Dimanche 13 avril 2008

1-   Les limites du non biologique

 

En agriculture conventionnelle, les engrais, pesticides et herbicides chimiques détruisent la pollinisation, appauvrissent les sols et abîment les plantes.

La culture du thé, devenue monoculture intensive pour répondre à la hausse de la demande mondiale, détruit peu à peu l’environnement et recourt de plus en plus à ces pratiques chimiques.

Des produits phytosanitaires parfois très toxiques sont largement employés et aucun contrôle n’est effectué à l’arrivée de ces thés en Europe.

Or le thé n’est, à aucun moment de son processus de fabrication, lavé.

L’infusion résultante peut alors contenir de dangereux résidus.

 

2-   Le thé biologique

 

Avec une production trois fois moins importante sur l'arbre, les prix sont plus élevés mais la garantie sanitaire est bien présente.

Les engrais, pesticides et herbicides ne doivent pas contenir de produits chimiques, on cherche avant tout à créer un micro-écosystème autour du théier.

La monoculture rend plus sensible les théiers aux parasites, aussi c'est par la bio-diversité ou bio-dynamique dans les jardins que les arbres sont protégés.
Cela consiste en la mixité des cultures et la maîtrise de l'environnement.

Les jardins, tous similaires, sont plantés en escaliers, et on trouve autour des théiers : des poivriers, arbres à cannelle, vanille, gingembre sous les cocotiers et palmiers.

Parmi ces plantes d'autres variétés bien spécifiques participent à la composition du compost, l'éloignement des parasites, la rétention de la terre pour lutter contre l'érosion du sol, la multiplication des papillons.

 

Résultat : les théiers sont défendus naturellement et les producteurs bio parviennent à trouver des solutions naturelles en cas d'infestation avec du calendula, des coccinelles, ou des huiles essentielles.

Vous buvez du thé sans "additifs" et vous bénéficiez de ses seules vertus.

Par VM
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Dimanche 13 avril 2008

Thé vert, thé noir, thé blanc, thé bleu-vert ou thé sombre, le thé prend toutes les couleurs et à chaque couleur correspond un thé bien particulier.

 

A l’origine de cette diversité, une seule et même plante : le théier, qui appartient au genre Camellia Sinensis, qui signifie mot à mot « camélia chinois » car, en effet, le théier est une espèce de camélia .

La feuille du théier, une fois cueillie, est travaillée différemment en fonction du thé qu’on veut obtenir et subit de nombreuses transformations.

 

Les thés blancs sont ceux qui en subissent le moins : flétrissage (action qui fait perdre à la feuille, par évaporation, la moitié de son eau), et dessication (ou torréfaction : action de porter le plus rapidement possible les feuilles à 80/90° C) .

 

Les thés verts subissent également le flétrissage, puis le roulage (action de rouler la feuille sur elle-même pendant 30 minutes), le criblage (action de séparer les feuilles roulées en fonction de leur taille et de leur état, ce qui donne un tas de feuilles entières et un tas de feuilles brisées), et la dessication .

 

Les thés semi-fermentés (ou thés « bleu-verts », encore appelés Wulong ou Oolong) ont une fermentation réduite (action de faire refroidir les feuilles et de les faire fermenter dans une salle à humidité et à température constantes, sans aucun courant d’air) après criblage et avant la dessication .

 

Les thés noirs subissent flétrissage, roulage, criblage, fermentation et dessication .

 

Les thés fumés sont des thés noirs mais, après le roulage, les feuilles sont légèrement grillées sur une plaque de fer chaude, puis disposées sur des claies de bambou au-dessus d’un feu de racines d’épicéas .

 

Les thés sombres (ou Pu Erh) sont obtenus grâce à un procédé de sudation qui entraîne une fermentation différente de celle des thés noirs .

Par VM
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Dimanche 13 avril 2008

Il y a de trois à quatre fois moins de théine (de la caféine, en fait) dans une tasse de thé que dans un café.

  

Assez faible dans les thés verts (sauf ceux du Japon), elle est plus présente dans les wu-long et encore davantage dans les thés noirs (entre 20 et 50 milligrammes par tasse).

En général, les thés de Chine contiennent moins de théine que leurs homologues indiens.

  

Associée aux tanins du thé, qui retardent son assimilation dans l’organisme, elle a des effets plus lissés dans le temps, mais ils varient également en fonction des individus.

  

Aussi les plus sensibles préfèreront-ils l’éliminer par une opération très simple : la théine se libérant dès que les feuilles sont en contact avec l’eau chaude, il suffit de verser celle-ci à la bonne température, de laisser infuser une vingtaine de secondes, puis de jeter ce premier thé avant de renouveler l’infusion.

Ce procédé est efficace quel que soit le thé, mais il n’est pas conseillé d’aller au-delà de ce temps sous peine d’en dénaturer le caractère, surtout lorsqu’il s’agit d’un très grand cru !

 
Mais il faut savoir que l’action de la théine est en partie annihilée par certains tanins de l’infusion : autrement dit, plus un thé est infusé, moins il est excitant !

Par VM
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Dimanche 13 avril 2008

La cueillette du thé est l’une des opérations les plus importantes dans le processus de fabrication du thé car c’est elle qui est à la base même de sa qualité.

 

Cette cueillette se fait de plus en plus mécaniquement, que ce soit parce que les conditions s’y prêtent géographiquement car les terrains de production sont plats (ex. dans les pays de l’ex URSS ou en Afrique), ou de par le coût élevé de la main-d’œuvre (au Japon notamment).

Toutefois, comme aucune machine ne peut faire une sélection aussi fine que la main humaine, dans toutes les régions du monde les bons thés continuent à être cueillis à la main.

 

Le théier étant un arbre à feuilles persistantes, la cueillette devrait être possible tout au long de l’année mais les conditions de sol et de climat la limite à certains mois seulement.

En effet, pendant les mois froids, le théier subit une période de ralentissement de la croissance, voire d’arrêt total, conduisant à suspendre la cueillette pendant une ou plusieurs périodes de l’année.

C’est ainsi qu’en Assam par exemple, celle-ci est interrompue pendant trois à quatre mois.

A Darjeeling, zone de production des meilleurs crus indiens, on peut distinguer trois récoltes : la récolte de printemps, « First Flush » (de mars à avril), qui donne un thé léger et parfumé aux notes fleuries ; celle d’été, « Second Flush » (de mai à juin), dont le résultat est un thé plus corsé aux saveurs fruitées, et enfin celle d’automne, « Third Flush » (de septembre à novembre) dont le thé sombre développe, quant à lui, un arôme puissant .

 

Chaque tige est composée, à son extrémité, d’un bourgeon qui pousse, s’allonge et prend la forme d’un petit cigare de couleur verte en s’apprêtant, lorsqu’il se déroulera, à devenir une feuille. Cette pousse, du nom de « Pekoe », se nomme également bourgeon terminal. Au dessous et sur la même tige, se trouvent plusieurs feuilles déjà amenées à maturité, la plus vieille étant la plus éloignée du bourgeon.

 

Le principe général veut que, plus les feuilles cueillies sont proches du bourgeon terminal de la tige, meilleure sera la qualité du thé, puisque c’est précisément à l’extrémité de l’arbuste que la sève est la plus concentrée et, par conséquent, la saveur la plus subtile.

 

Ainsi, selon l’endroit où la cueilleuse coupera délicatement la tige pourvue de ce bourgeon, la cueillette sera dénommée :

  • « impériale » : bourgeon terminal + première feuille
  • « fine » : bourgeon terminal + 2 feuilles qui suivent
  • « classique » : bourgeon terminal + 3 feuilles qui suivent.

 

Au-delà de 3 feuilles, la qualité du thé devient très moyenne. La récolte est alors appelée « grossière ». De nos jours, pour augmenter les rendements, il arrive de récolter jusqu’à 10 feuilles !

 

80% des principes actifs du thé se trouvent dans les meilleures feuilles, dans les proportions suivantes :

  • Bourgeon : 26,5%
  • Première feuille : 25,9%
  • Deuxième feuille : 20,7%
  • Troisième feuille : 17,1%

 

Labeur ingrat, difficile et minutieux, la cueillette représente environ la moitié du prix de revient d’un thé… et une somme de travail considérable.

La cueilleuse sélectionne entre le pouce et l’index la tige sous les feuilles de thé sélectionnées. Puis elles la jettent par-dessus leur épaule dans la hotte qu’elles portent sur le dos.

Ce geste peut être répété jusqu’à 50 000 fois dans la journée pour une cueilleuse particulièrement habile, qui pourra récolter en moyenne entre 5 et 7 kilos de feuilles fraîches par jour, soit de 1 à 1,25 kilo de thé manufacturé, prêt pour la consommation.

Par VM
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Dimanche 13 avril 2008

1-     Les apports quotidiens

 

La feuille de thé ne contient pas moins de 350 constituants. A l'état frais, le thé renferme 27 % de matières sèches dont, en moyenne :
- 40 % de glucides, 15 à 23 % de protides et 2 à 3 % de lipides. Ces substances, peu solubles, sont faiblement extraites lors de l'infusion.
- 9 % de matières minérales.

 

5 à 6 tasses de thé par jour permettent de couvrir une partie des besoins physiologiques quotidiens : 45 % pour le manganèse, 10 % pour le potassium et 5 % pour le magnésium.


Par ailleurs, le thé est une boisson riche en fluor qui favorise la prévention des caries. La consommation d'une tasse apporte en moyenne 0,1 mg de fluor.

2-   Les vitamines

 

Le thé est riche en vitamines du groupe B telles que thiamine (B1), riboflavine (B2), niacine (B3).

On admet que six tasses par jour, moyenne de la consommation en Angleterre, couvrent 5 à 10 % des besoins en vitamines B.

La vitamine C se trouve aussi en quantité significative dans le thé vert. Enfin l'infusion de thé contient la vitamine PP qui favorise la perméabilité capillaire et l'élasticité de la paroi des vaisseaux sanguins, les vitamines A, E et K.

 

3-   La théine


La théine et la caféine sont une seule et même substance appelée triméthylxanthine. Dans le thé, l'action stimulante de la théine est significativement modifiée par la présence des polyphénols qui génèrent un effet prolongé et modéré.

L'analyse pharmaceutique met en évidence le phénomène d'effet retard et confirme la tradition populaire qui rapporte que le thé est moins excitant que le café.

 

La concentration de théine varie selon la variété du thé. Ainsi une tasse de thé vert en contient en moyenne entre 8 et 9 mg alors qu'une tasse de thé noir en contient entre 25 à 100 mg.

 

4-   Les polyphénols


Le thé contient 15 à 30 % de polyphénols.

Près des trois-quarts des polyphénols appartiennent au groupe des flavanols, couramment appelés tanins, et largement représentés par des catéchines dont la plus importante est l'épigallo-catéchine (EGC) et son gallate (EGCG). Une grande partie des polyphénols et flavonoïdes sont oxydés et transformés, lors de la fermentation, en substances solubles qui jouent un rôle important dans la qualité de l'infusion. Leur teneur est importante dans les jeunes pousses et justifie les règles de la cueillette traditionnelle.

5-   Les antioxydants

 

L'organisme a besoin d'oxygène pour transformer les composants alimentaires, tels que les lipides et les glucides, en énergie. Au cours de ce processus chimique, l'oxygène est transformé en eau, pour environ 98 %, et en molécules d'oxygène avec un radical oxygéné libre, pour 2 %.
Ces radicaux libres apparaissent aussi dans l'organisme sous l'effet de la pollution atmosphérique, du tabac, de l'exposition au soleil ou de la réaction du système immunitaire. Les radicaux libres sont très actifs et peuvent altérer les protéines, les lipides et l'ADN.

 

L'altération des protéines contribue à la perte d'élasticité des tissus, au développement de la cataracte et au vieillissement des cellules. L'altération de l'ADN et des lipides interviendrait dans le développement des cancers et des maladies cardiovasculaires.


Les enzymes assurent un système de protection efficace des protéines, des lipides et de l'ADN, mais d'autres substances appelées antioxydants, assurent une protection supplémentaire. L'organisme contient naturellement des antioxydants et l'alimentation peut en apporter d'autres.
Ainsi les fruits et les légumes sont des sources connues d'antioxydants comme les vitamines E et C mais aussi moins connues comme les flavonoïdes. L'apport quotidien moyen de flavonoïdes fourni par l'alimentation (fruits tels que pomme, légumes, thé, vin, bière) a été estimé à environ 20 à 30 mg en Europe occidentale. Les études épidémiologiques suggèrent que cet apport est inversement correlé au risque de maladies cardiovasculaires.

Des études expérimentales récentes ont établi que les flavonoïdes dérivés du vin rouge et du thé peuvent être absorbés au niveau intestinal et détectés dans le plasma où ils joueraient un rôle important dans la protection contre le dommage oxydatif des LDL (lipoprotéines à basse densité). Ils pourraient ainsi contribuer à réduire la croissance de la plaque athéromateuse, à laquelle contribuent les LDL oxydés, et qui constitue la première lésion de la maladie coronarienne.
Les flavonoïdes les plus connus dans le thé pour leur action antioxydants sont les catéchines, la théaflavine, la théarubigine et la théaséneusine.

Il a été établi que le thé vert et le thé noir ont des propriétés antioxydantes comparables et sont parmi les boissons les plus actives avec le vin rouge, réputé pour cette action.


Les catéchines, l'épigallo-catéchine-gallate (EGCG) et la théaflavine que contient le thé ont une activité antioxydante trois à quatre fois supérieure à celles des vitamines E ou C. Ces antioxydants du thé sont maintenant connus pour posséder une activité biologique qui favorise une meilleure résistance aux agressions telles que la pollution ou l'alimentation carencée. Ils pourraient jouer un rôle de prévention des maladies dites de civilisation (maladies cardiovasculaires).

Les Anglo-Saxons les appellent des substances antitoxiques car elles bloquent l'oxydation des acides gras et limitent le développement des radicaux libres. Ce faisant, elles ralentissent le processus de vieillissement de l'organisme. C'est pourquoi elles sont aussi appelées anti-âge. Le thé vert est la boisson qui contient la fraction d'antioxydants la plus soluble dans l'eau.

Par VM
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Dimanche 13 avril 2008
  • Le miel :

 

Le miel est connu depuis l’Antiquité comme aliment et comme remède. On y trouve tous les constituants bénéfiques du nectar de fleur ainsi que de nombreux minéraux essentiels (notamment du potassium) et des vitamines (vitamine C et vitamines du groupe B). Il a en outre un effet antibactérien et anti-inflammatoire. Pour édulcorer le thé, il est toutefois important de choisir un miel de très bonne qualité, extrait à froid.

 

 

  • Le citron :

 

Il contient beaucoup de vitamine C. Il renforce donc le système immunitaire.

Le thé vert additionné de citron est particulièrement recommandé en cas de grippe ou de refroidissement. Si c’est uniquement pour le goût, il suffit de deux ou trois gouttes par tasse ; le résultat est intéressant et se rapproche du goût de certains thés verts naturellement parfumés.

 

 

  • Le lait :

 

S’il est possible d’ajouter un nuage de lait à certains thés noirs à la saveur corsée et abrupte, parfois amers, il est souvent considéré comme sacrilège d’en rajouter à un thé blanc, à un thé vert  ou à un thé fumé ou parfumé : le lait aurait tendance non plus à adoucir un thé un peu fort, mais à supprimer complètement son goût, sa saveur et sa particularité.

 

 

  • Le sucre :

 

Le sucre candi blanc est le plus recommandé pour le thé car c’est celui qui modifie le moins le goût du thé. Il existe d’ailleurs en bâtonnets et peut, à cette occasion, servir de cuiller.

Toutefois, il est fortement déconseillé de sucrer son thé sous peine de le dénaturer…

Par VM
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