1- Sur le cœur
Le thé, consommé régulièrement, agit positivement sur le taux de cholestérol total en faisant baisser le taux de cholestérol LDL (le mauvais)
et augmenter le taux de cholestérol HDL (celui qui protège les artères).
Cela a pour effet de faciliter la circulation du sang.
La tendance à la formation de caillots sanguins diminue, et avec elle le risque d’occlusion artérielle. Le thé contribue ainsi à éviter
l’artériosclérose et à diminuer l’hypertension artérielle.
2- Sur la cavité buccale
Les caries sont l’une des affections les plus courantes.
En raison de sa teneur élevée en fluor, substance minérale très importante pour la dureté de l’émail, le thé, surtout vert, peut avoir un
effet préventif.
De plus, les substances immunostimulantes qu’il contient (vitamine C, tanins et flavonoïdes) soulagent rapidement les maux de gorge.
En cas de gingivite, l’acide tannique resserre les vaisseaux sanguins, ce qui a pour effet d’arrêter les saignements.
En stimulant la sécrétion de salive, le thé vert empêche les acides nocifs de se développer dans la cavité buccale, ce qui permet par la même
occasion d’éviter les problèmes de mauvaise haleine.
3- Sur l’intestin
Action préventive : par l’action des polyphénols qu’il renferme, le thé contribue au bon développement de la flore bactérienne
intestinale, plus particulièrement des lactobacilli et bifidobacteria. Ces bactéries sont indispensables pour assurer la bonne santé de l’intestin et du transit.
Action curative : l’action anti-inflammatoire et antibiotique des saponines et des flavonoïdes que le thé contient permet la résolution
des inflammations dans la région gastro-intestinale. Il s’avère particulièrement utile en cas de diarrhées, de troubles gastriques (par
exemple de gastrite), d’aigreurs ou de manque d’appétit.
4- Sur la vigilance
La consommation de thé est associée à une augmentation rapide de la vigilance et à un traitement rapide de l’information par le cerveau. S’il
est pris régulièrement, il évite les baisses de vigilance et de performance dans la journée. Cela est dû à la caféine qui a un puissant effet sur le système nerveux central, le cœur et le foie.
Elle stimule l’esprit et favorise la contraction musculaire. Elle a aussi une action diurétique.
5- Contre les refroidissements et la grippe
De nombreuses études ont montré l’action immunostimulante du thé, notamment du thé vert.
Elle s’explique par la teneur élevée en vitamine C.
La vitamine C étant hydrosoluble, l’organisme ne peut pas la stocker. Il faut donc des apports réguliers par l’alimentation. Les saponines et
les flavonoïdes contenues dans le thé ont une action antibactérienne et anti-inflammatoire.
De plus, une des catéchines présentes dans le thé vert ainsi que la théaflavine sont capables d’inactiver le virus de la grippe.
Il est donc préconisé de boire du thé pendant la maladie afin de mettre le plus longtemps possible le virus de la grippe avec la molécule
active du thé.
6- Contre la diarrhée
Du fait de sa teneur élevée en minéraux, le thé vert est très efficace pour compenser les pertes dues à la déshydratation.
De plus, les catéchines du thé présentent des actions anti-bactériennes et s’attaquent notamment aux micro-organismes responsables de la
diarrhée. Il est donc conseillé en cas de diarrhée de boire plusieurs fois par jour un thé vert léger.
7- Contre les calculs rénaux
Le thé, parmi d’autres boissons, joue certainement un rôle de prévention des calculs rénaux. Plusieurs études vont dans ce sens. En effet, il
est recommandé de beaucoup boire pour éviter la formation de calculs rénaux.
* D’après une étude de 6 ans menée par le département d’épidémiologie de Boston sur 45 289 hommes âgés de 40 à 75 ans, dont 753 ont eu des calculs rénaux pendant l’étude, on a noté que le risque
de formation des calculs diminuait de 14 % chez les personnes buvant 240 ml de thé par jour par rapport à ceux qui ne boivent que de l’eau.
* La même étude a été menée pendant 8 ans par la même équipe chez les femmes, cette fois. 81 093 femmes ont été suivies. Au cours des 8 ans, 719 d’entre elles ont souffert de calculs rénaux. Il
s’est avéré que le risque d’avoir des calculs diminuait de 8 % chez les buveuses de thé (240 ml par jour) par rapport aux buveuses d’eau.
8- Contre les affections cutanées
Le thé vert contient plusieurs principes actifs qui favorisent la régénération cellulaire de l’intérieur et rendent la peau moins vulnérable
aux agressions de l’environnement.
Les tanins la protègent contre les infections.
Les saponines inhibent les inflammations (eczéma), soulagent les rougeurs (coups de soleil) et calment les démangeaisons.
Le thé vert augmente en outre la capacité de la peau à retenir l’eau, ce qui permet d’éviter le dessèchement cutané.
9- Contre la goutte
La goutte est une malade qui se caractérise par une surcharge de l’organisme en acide urique.
Le thé vert étant un aliment alcalin, il contribue à faire baisser la proportion d’acides dans l’organisme et notamment le taux d’acide
urique, effet encore accru par son action diurétique.
10-Contre l’anxiété
La caféine du thé améliore l’humeur et réduit l’anxiété 30 à 60 min après l’ingestion de boissons caféinées. Le thé est capable d’apaiser un
individu stressé. En effet, le stress se manifeste par un resserrement des vaisseaux sanguins, notamment des extrémités. On repère l’état de stress grâce au syndrome bien connu des mains moites
et froides.
Une autre raison de considérer le thé comme une boisson anti-stress tient au fait que généralement, boire une tasse de thé fait partie des bons moments.
Le thé est un moyen de faire une pause, de se déstresser en toute convivialité, de prendre son temps. Dans ce cas, le thé n’a pas une action
physiologique sur le stress mais purement psychologique, ce qui n’est pas négligeable.
La théanine, un acide aminé se trouve dans le thé, joue un rôle important dans le stress : il module les niveaux de dopamine et de sérotonine, augmente la mémoire, améliore la capacité
d’apprentissage et affecte les émotions.
11-Le thé et les antibiotiques
On parle de plus en plus du phénomène de résistance aux antibiotiques.
Le Dr Pilai a prouvé que certains agents antimutagènes (les catéchines contenues dans le thé vert par exemple) et d’autres antioxydants sont
capables de supprimer ce phénomène.
12- Le thé et le fer
Les feuilles de thé contiennent des quantités appréciables de composés qui possèdent de puissantes propriétés antioxydantes, appelés
polyphénols.
Les polyphénols contenus dans les feuilles de thé se lient au fer provenant de l'alimentation (la viande en particulier) et le bloquent dans l'intestin en formant des complexes insolubles, ce qui
l'empêche d'être absorbé.
Le fer des aliments existe sous deux formes : la forme hémique est mieux absorbée par
l'intestin que la forme non hémique qui provient de la nourriture animale (œufs, viande, volaille, poisson).
Il est donc conseillé de boire le thé en dehors des repas pour ne pas gêner l'absorption du fer. Cela est particulièrement indiqué pour les
végétariens dont l'apport ferrique dans l'alimentation est plus faible, surtout à cause du manque de viande.
Ce conseil est également valable pour les personnes ayant un risque de déficience en fer tels que les femmes enceintes et les enfants. Ces
catégories de personnes devraient même avoir recours à des suppléments de fer pour compenser celui qui aura été séquestré par les polyphénols du thé.
Une autre solution existe : ajouter du lait ou du citron (source de vitamine C) dans le thé afin de saturer ses ions, ainsi le fer restera libre et sera absorbé plus facilement. L'acide
ascorbique présent dans le citron a le pouvoir d'inhiber l'activité chélatrice du fer en modifiant le pH du thé. Le lait agit différemment : les polyphénols du thé se lient aux ions dérivés du
lait, ils ne sont donc plus disponibles pour lier le fer.
Les polyphénols du thé, grâce au noyau catéchol, sont de puissants chélateurs d'ions métalliques. Ils diminuent par exemple le niveau d'ions ferriques et ferreux libres dans la cellule. Ces ions
sont indispensables pour la formation de radicaux d'oxygène libre.
Cet effet du thé sur l'absorption du fer peut être négatif pour les personnes atteintes d'anémie mais il peut être positif pour celles qui
mangent trop de fer, puisque le fer superflu cause des dommages qui conduisent au cancer et autres maladies de cœur.
Un
phénomène de société nous a montré que, dans les pays industrialisés, l'homme consomme beaucoup plus de viande rouge. Cette dernière est riche en fer et cela entraîne donc une augmentation de la
fréquence des maladies chroniques où le stress oxydatif pourrait jouer un rôle. De plus, il semblerait que les femmes soient mieux protégées face à ce danger, cela grâce à leur
menstruation.